Eléments biographiques octobre 19, 2006
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Son enfance
Né en 1899 à Namur en Belgique, d’un père ardennais et d’une mère wallonne. Il passe les premières années de sa vie à Bruxelles. Il ira étudier chez les Jésuites : le français, le latin et un peu la musique.Sa jeunesse
« La jeunesse, c’est quand on ne sait pas ce qui va arriver. »
Henri Michaux
En 1914, sous l’occupation allemande, il réussi à obtenir son bac, et, c’est grâce à ses compositions françaises que l’écriture se révèle à lui. Par la suite, il entame des études de médecine mais ne passera jamais son PCB. Il décide alors d’entrer comme matelot dans la Marine lui permettant de découvrir le monde.
En 1921, il se retrouve à Marseille, dans des conditions de vie très difficiles, il va même jusqu’à devenir anorexique à cause de l’angoisse que traduit le monde qui l’entoure.
Un auteur est né
Il décide alors de revenir sur ses terres (Bruxelles), où il découvre les textes de Lautréamont qui l’incite à écrire. Il décide de quitter définitivement la Belgique pour Paris et fait paraître son premier texte : Cas de folie circulaire qui paraît dans le Disque Vert.
Entre 1924 et 1927, il publie des textes dans des revues pour enfin aboutir à ses premiers livres : Les Rêves et la jambe, Qui je fus. Parallèlement, il découvre la peinture surréaliste et se lance dans ses premiers essais graphique : Un poulpe ou une ville.
Il part alors en voyage en Amérique et de retour à Paris au bout d’un an, il apprend le décès de ses parents et entreprend un grand voyage pendant lequel il écrit Écuador, Mes propriétés…
En 1936, il est pour la première fois auteur-illustrateur de ses ouvrages.
Il expose ses œuvres pour la première fois dans une galerie parisienne en 1937. Par la suite, il fera de nombreuses expositions dans toute la France. En 1947, il s’adonne à de premiers essai dans la lithographie. Il écrit moins mais peint davantage. Dans les années 50, Henri Michaux traverse les frontières et part exposer dans le monde entier (New York, Bruxelles, Londres…) ; il obtient même le prix Einaudi à la Biennale de Venise en 1960. Par la suite, de nombreuses rétrospectives de son œuvre ont lieu (Amsterdam, Genève, Paris…).
En 1965, il refuse le Grand Prix national des Lettres.
Une fin de vie haute en couleur…
Naturalisé français en 1955. Henri Michaux meurt d’un infarctus, le vendredi 19 octobre 1984. Les journaux annonceront sa mort le lundi avec celle de François Truffaut. Il décède l’année même où il aura exposé dans le monde entier.
Michaux était un écrivain secret, d’une grande imagination.